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  <title>Acme - Revue de cinema</title>
 <description><![CDATA[La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-03-10T11:24:49+01:00</dc:date>
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   <title>Acmé Actualités n°5 vient de paraître !</title>
   <pubDate>Sat, 06 Mar 2010 22:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1926720-2646133.jpg" alt="Acmé Actualités n°5 vient de paraître !" title="Acmé Actualités n°5 vient de paraître !" />
     </div>
     <div>
      Chaque début d’année apporte au cinéma son lot de statuettes. Alors que les Césars ont consacré Jacques Audiard et son <b>Prophète</b>, la course aux Oscars 2009 semble dominée par <b>Démineurs</b> de Kathryn Bigelow et <b>Avatar</b> de James Cameron. La lutte entre les deux films est à l’image de l’ambivalence de l’industrie cinématographique dont un pan immortalise le monde dans sa réalité, tandis que l’autre s’ingénie à l’imaginer à grands renforts d’effets spéciaux. Mais que l’image soit celle du réel ou celle du rêvé, il s’agit toujours de transmettre une certaine vision du monde. Un monde qui se détruit et détruit les hommes.       <br />
       Certains films osent faire un tout autre pari, celui de la chaleur glamoureuse des corps vivants. Ainsi en est-il de <b>Nine</b> qui sort sur nos écrans cette semaine. Casting de rêve, le film fait se succéder les tableaux où l’on se noie dans les regards de braises, les attitudes lascives et les charmes ingénus de Nicole, Penélope, Marion, Kate, Judi et les autres. Envoûtantes muses d’un 7ème Art qui sait encore nous présenter toutes les beautés du monde.       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       <b><span class="u">Le sommaire complet :</span></b>       <br />
              <br />
       - <b>Nine</b> (L’Enfance de l’art), <span style="font-style:italic">par Elisabeth Renault-Geslin</span>       <br />
       - <b>Shutter Island</b> (« Vivre en tant que monstre ou mourir en homme bon ? »), <span style="font-style:italic">par Ornella Lantier-Delmastro</span>       <br />
       - <b>Jim Carrey</b> (True Man Show), <span style="font-style:italic">par Vincent Baticle</span>       <br />
       - <b>Des hommes trop sérieux</b> (Itinéraires et correspondances), <span style="font-style:italic">par Anaïs Kompf</span>       <br />
       - <b>Mythes et monstres hollywoodiens</b> (Parcours mythiques, parcours monstrueux), <span style="font-style:italic">par Eric Nuevo</span>       <br />
       - <b>Les 900 jours de Bagdad</b> (Démineurs, entre points limites et addictions), <span style="font-style:italic">par Danilo Zecevic</span>       <br />
        - <b>Elementaire, cher spectateur !</b> (Marple, Poirot et Holmes jouent au détective), <span style="font-style:italic">par Solène Touly       <br />
       </span>       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       Ce nouveau numéro vous est proposé dans une version interactive qui vous permettra de naviguer, par simple clic, d'un article à un autre :       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1926720-2646447.jpg" alt="Acmé Actualités n°5 vient de paraître !" title="Acmé Actualités n°5 vient de paraître !" />
     </div>
     <div>
      ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <script>
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<a style="text-decoration: none;" href="#" onclick="navigateur5();"><font color="#811819"><b>Consulter le pdf interactif (31 Mo)</b></font></a>
<br><br>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <title>Les Dossiers d'Acmé N°4</title>
   <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 10:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1903674-2609717.jpg" alt="Les Dossiers d'Acmé N°4" title="Les Dossiers d'Acmé N°4" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Tous supports confondus, le cinéma muet n’en finit pas de faire l’actualité. A défaut de se généraliser, les ciné-concerts créent toujours l’événement car ils proposent un spectacle total, alliant projection de films privés de son et musique jouée en public. Le DVD aide l’historien dans sa réflexion, mais permet aussi un transfert vers le numérique qui rend le processus de restauration plus aisé. Internet, enfin, demeure un moyen de toucher un nouveau public, de créer une nouvelle interactivité entre le spectateur et le film qui perd toutefois ici de sa dimension spectaculaire.        <br />
              <br />
       Grâce à l’action conjuguée d’organismes privés et publics comme la société <span style="font-style:italic">Lobster </span>de Serge Bromberg, la <span style="font-style:italic">Fondation Gan</span> ou les diverses cinémathèques, le cinéma muet n’a de cesse d’être restauré, archivé, projeté, partagé. Pourtant, la question est complexe. Avec le temps, les films qui se détériorent dans les caves humides ou les greniers mal chauffés sont de plus en plus difficiles à réparer. Le constat est d’autant plus alarmant que la moitié du patrimoine cinématographique n’existe plus.        <br />
              <br />
       Mais des miracles existent. Deux bobines de <b>Metropolis</b>, jugées perdues, ont été retrouvées en Argentine en 2008 et récemment projetées au festival de Berlin. Les artistes du cinéma des années 1910 et 1920 sont (re)découverts au fil des rétrospectives – Pola Negri en avril à la Cinémathèque française – et des éditions DVD – Frank Borzage à travers un magnifique coffret sorti aux Etats-Unis. Cependant, cette vitalité ne s’arrête pas à la résurrection de momies, mais s’étend également au cinéma contemporain. Ainsi, Peter Jackson et Guy Maddin le citent ouvertement comme référence. Quant à John Barrymore, quelle meilleure preuve de son immortalité que sa filiation avec sa petite fille Drew (Barrymore) ?       <br />
              <br />
       Assemblés, bricolés, revenus d’entre les morts, les acteurs et les témoignages d’une période située hors du temps n’en finissent pas de nous hanter. <span style="font-style:italic">It’s alive ! </span>       <br />
              <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1903674-2609726.jpg" alt="Les Dossiers d'Acmé N°4" title="Les Dossiers d'Acmé N°4" />
     </div>
     <div>
               <br />
       <b>Appelez-moi Indy ! - Entretien avec Serge Bromberg</b> (Danilo Zecevic)       <br />
       <b>John Barrymore, The Great - Profils de l'acteur</b> (Anaïs Kompf)       <br />
       <b>La Cour des miracles - Métropolis, version 2010</b> (Roland Fériaud)       <br />
       <b>Un Torrent de lumière - F.W. Murnau, du Seigneur des Anneaux à Harry Potter </b> (Sylvain Angiboust)       <br />
       <b>The Boy Next Door - Le Retour d'Harold Lloyd</b> (Ornella Lantier-Delmastro)       <br />
       <b>L'Extase du passé rêvée au présent - Le Monde enchanté de Guy Maddin</b> (Anouchka Walewyk)       <br />
       <b>Cinéma-Fiction - La Vendeuse de cigarettes de Misselsprom</b> (Claude Ratinier)       <br />
       <b>Des Mélodrames sacrés - F.W. Murnau et Frank Borzage à la Fox</b> (Olivier Legrain)       <br />
       <b>L'Étoile noire - Pola Negri, Une femme du monde</b> (Danilo Zecevic)       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1903674-2609775.jpg" alt="Les Dossiers d'Acmé N°4" title="Les Dossiers d'Acmé N°4" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <title>Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine</title>
   <pubDate>Sat, 16 Jan 2010 20:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Précédemment réalisateur de i[Taxi Blues]i, i[Un nouveau russe]i ou i[La Noce]i, Pavel Lounguine s’est imposé au fil des ans comme un fin observateur de la société russe post-soviétique. Avec Tsar, il change d’époque mais pas de sujet et signe une œuvre toute en fureur, bouffonnerie, folie et démesure. Rencontre avec l’un des plus importants metteurs en scène du cinéma russe contemporain.
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1820856-2483201.jpg" alt="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" title="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Acmé : En réalisant Tsar, aviez-vous à l’esprit Ivan le Terrible d’Sergei Eisenstein qui met en scène le même personnage historique ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Pavel Lounguine :</b> Cela peut surprendre mais il n’y a presque aucun lien entre les deux versions. En 1942, Staline avait commandé un film sur <b>Ivan Le Terrible</b> qui aurait pu soutenir sa politique. Le film a été réalisé durant la seconde guerre mondiale avec l’intention formelle de glorifier le personnage. Je ne pense pas que ce fut ce qu’Eisenstein voulait faire. Il a ainsi été forcé de maquiller son point de vue sur l’histoire. Il a réalisé un film apolitique, esthétisant, très proche de l’opéra chinois. Dans le second volet, Eisenstein s’est plongé dans la psychologie du personnage ce qui lui a valu les déboires avec la censure que l’on connaît. Pour <b>Tsar</b>, j’ai joui d’une liberté absolue. Le film ne doit pas être vu comme un <span style="font-style:italic">biopic </span>mais comme la lecture d’un épisode de la vie d’Ivan IV. A l’instar d’Eisenstein, en fin de compte, c’était l'aspect psychologique du tsar qui m’intéressait.        <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1820856-2483202.jpg" alt="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" title="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Pour la première fois de votre carrière, vous réalisez un film historique.</b>       <br />
              <br />
       La Russie doit apprendre à démythifier son Histoire. Les russes ignorent l’Histoire de leur propre pays. Ils ont remplacé la connaissance de faits passés avérés par une idolâtrie des mythes. Depuis la propagande stalinienne qui avait besoin d’une figure de meneur, ils considèrent Ivan Le Terrible comme le fondateur et l’unificateur de la Russie.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ne craignez-vous pas qu’une partie du public occidental ne fasse le rapprochement entre votre représentation du pouvoir absolutiste dans la Russie du 16ème siècle et la classe dirigeante actuelle ? </b>       <br />
              <br />
       <b>Tsar </b>ne traite en aucune façon de la Russie actuelle car, si tel était le cas, je n’aurais pas pu faire ce film. Cependant, même s’il n’y a pas de censure en Russie et si le pouvoir en place adopte une ligne de conduite plus tolérante et plus libérale qu’avant, les dirigeants exigent du peuple une adoration presque totale. La population aussi participe à sa façon à cette émancipation ambiguë en continuant à rêver à un pouvoir quasi-dictatorial et en souhaitant être dirigé d’une main de fer. Ceci montre pourquoi il est nécessaire de continuer à réaliser des films sur l’Histoire russe – à plus forte raison, sur Ivan Le Terrible – afin que des questions soient soulevées et que des débats aient lieu.        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1820856-2483203.jpg" alt="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" title="Tsar : Entretien avec Pavel Lounguine" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Comment commentez-vous la vision qu’a l’Occident de la Russie actuelle ? </b>       <br />
              <br />
       Cette vision est assez négative… et c’est bien dommage. Je peux le comprendre toutefois. Je m’interroge beaucoup moi-même sur l’action de mon gouvernement et sur l’état de mon pays mais je pense aussi que l’image qui est dressée de la Russie en Occident est injuste. Elle m’apparaît plus caricaturale et incomplète que reflétant une réelle vérité.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Après Tsar, envisagez-vous revenir à un sujet plus contemporain ? </b>       <br />
              <br />
       Certainement. La Russie contemporaine m’intéresse toujours autant. Je pense qu’après <b>Tsar </b>je me consacrerai de nouveau à une thématique moderne. La Russie est l’un des rares pays au monde où il n’y a pas d’activité politique mais où les problèmes psychologiques et idéologiques ainsi que les questions de sens demeurent au cœur de la société. Le rôle du cinéma est important car pédagogique : à lui de tenter d’apporter des éléments de réponse à ces interrogations.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Propos recueillis par Ana Otasevic</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
              <br />
       <b>Tsar       <br />
       (Царь)       <br />
       Réalisation :  Pavel Lounguine         <br />
       Interprétation :  Pyotr Mamonov, Oleg Yankovskiy, Anastasiya Dontsova, Aleksandr Domogarov ...       <br />
       Genres : Drame, Historique        <br />
       Pays : Russie       <br />
       Année : 2009       <br />
       Durée : 116'         <br />
       Sortie : Mercredi 13 janvier 2010       <br />
       Distribution : Rezo Films</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <title>Le Temps des géants de P. Berthomieu</title>
   <pubDate>Mon, 04 Jan 2010 21:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Evénements]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Hasards macabres du calendrier, Le Temps des géants est sorti quelques semaines seulement avant le décès de Jennifer Jones. Le pied de nez du destin est symbolique : la star à la sensualité féline, ancienne muse et épouse de David O. Selznick, personnifiait l’essence de cet Hollywood classique incandescent, mégalomane et formaliste que décrit Pierre Berthomieu dans son nouvel opus. 
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1797033-2445869.jpg" alt="Le Temps des géants de P. Berthomieu" title="Le Temps des géants de P. Berthomieu" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Si Jennifer Jones n’a jamais eu l’aura dépassant le simple cadre cinéphilique d’un John Wayne ou d’une Marilyn Monroe, elle occupe pourtant une large partie de l’iconographie du premier tiers de l’ouvrage. L’un des grands mérites de Pierre Berthomieu est d’avoir réhabilité avec force conviction et arguments certaines personnalités souvent connues mais la plupart du temps peu considérées. A titre d’exemple, Michael Curtiz est <span style="font-style:italic">« le responsable du style de Warner »</span>. Le cinéaste hongrois de naissance mais hollywoodien d’adoption et de tempérament apparaît à la fois comme un rouage du studio et comme une personnalité capable de s’adapter avec facilité aux modèles et de transcender le matériau d’origine. Bien qu’écrits, montés, mis en musique par d’autres, ses films se dégagent par leur style plastique et par leur goût du mouvement et de la scénographie des décors (d’Anton Grot). Loin du portrait de tyran mercenaire généralement admis, Curtiz est décrit comme un romantique désabusé par le monde mais mu par la foi en l’art.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1797033-2445870.jpg" alt="Le Temps des géants de P. Berthomieu" title="Le Temps des géants de P. Berthomieu" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Précédemment auteur d’un livre sur <b>La Musique de film</b> (éd. Klincksieck), Pierre Berthomieu accorde ici une place prépondérante à Max Steiner. Le compositeur viennois est à l’image des aspirations hollywoodiennes : mélanger culture élitiste et culture populaire, faire passer le souffle de l’un en usant de l’autre. Hollywood est à la fois un opéra wagnérien par le dispositif et un musical de Broadway par le public visé. Patchwork d’identités, <b>Autant en emporte le vent</b> garde son unité grâce au travail de seconde équipe et à la direction artistique assurés par William Cameron Menzies (<span style="font-style:italic">« l’un des auteurs majeurs du grand style classique »</span>) … tout en demeurant un film de David O. Selznick. Hollywood est ainsi une combinaison d’influences et de talents et agirait à la fois comme force centrifuge et force centripète. Comme le montre l’exemple de Robert Wise, les formes modernes et évolutives ne vaudraient que par leur intégration à une narration classique. Dans une introduction peut-être rebutante pour les non initiés à la philosophie, Pierre Berthomieu illustre l’origine de cette esthétique de la confrontation par la pensée hégélienne à laquelle il trouve un écho dans la construction musicale. Le tempo, le mouvement et les ruptures de cette dernière se reflètent alors dans le cinéma de l’émotion. L’exemple de George Stevens vient relayer l’idée d’un cinéma tour à tour consonant et dissonant. Féru de montage, ce <span style="font-style:italic">« grand cinéaste américain »</span> de l’après-guerre représente une pierre angulaire avant le basculement des années à venir : encore de la verticalité divine, déjà de l’horizontalité humaniste.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1797033-2445872.jpg" alt="Le Temps des géants de P. Berthomieu" title="Le Temps des géants de P. Berthomieu" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Par sa tendance à privilégier l’Histoire d’Hollywood sous une approche plus esthétique que factuelle, Pierre Berthomieu est un anti–Peter Biskind, trop enclin à l’écueil d’anecdotes, de secrets d’alcôve et de frasques en tout genre. <b>Le Temps des géants</b> explore les brassages culturels d’Hollywood et se place dans la continuation du diptyque de Jean-Loup Bourget (<b>Hollywood, La Norme et la marge</b> – éd. Nathan ; <b>Hollywood, Un Rêve européen</b> – éd. Armand Colin). L’ouvrage est dense mais les idées fortes se dégagent. Au lieu de chercher l’exhaustivité, <b>Le Temps des géants</b> conte l’Histoire d’Hollywood en l’abordant par le prisme des canons bâtis par de « grands hommes » qui imprimèrent leur empreinte stylistique à l’industrie. Cette sélection ne se fait pourtant pas au détriment du travail de recherche et de documentation abondant et fouillé. Chose rare et appréciable, vision complète et panoramique, Pierre Berthomieu a su mettre à un niveau égal l’apport des réalisateurs avec celui des producteurs et des « techniciens ». Le cinéma hollywoodien – tout « codifié » qu’il soit – développe un nombre incalculable de variations formelles à partir de situations dramatiques semblables. Appuyée par de nombreux et précieux photogrammes, l’écriture est habitée d’un véritable élan romantique. Mimétisme du propos, la forme vient relayer le fond d’un art de la Renaissance qui se voudrait total et éternel.        <br />
              <br />
       <b>D. Z.</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1797033-2445899.jpg" alt="Le Temps des géants de P. Berthomieu" title="Le Temps des géants de P. Berthomieu" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Relié: 607 pages       <br />
       Editeur : Rouge Profond (23 novembre 2009)       <br />
       Collection : Raccords       <br />
       Langue : Français       <br />
       ISBN : 978-2915083378</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
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   <link>http://www.revue-acme.com/Le-Temps-des-geants-de-P-Berthomieu_a116.html</link>
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   <title>Revue Acmé - Actualités N°4</title>
   <pubDate>Mon, 21 Dec 2009 22:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1777186-2415203.jpg" alt="Revue Acmé - Actualités N°4" title="Revue Acmé - Actualités N°4" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Cinéphilie et fêtes de fin d’année font bon ménage. Au diable les diètes et l’austérité ! Vive les calories et les farandoles de couleurs ! Retrouvons le plaisir primaire de la vie comme celui du cinéma par de la générosité qui déborde. Assumons notre « mauvais goût » de l’art populaire. Regardons ces matières mouvantes dotées d’âmes au lieu de les observer comme les objets d’une froide étude. La gourmandise cinématographique appelle l’hollywoodien fait d’excès, de grandiloquence et de sublime. Nos Noëls sont scandés par le rouge dégoulinant du Technicolor, les danses aériennes des productions musicales d’Arthur Freed, l’optimisme sincère des années New Deal, les pantalonnades d’Edward Everett Horton. Un flot d’émotions charrie l’adulte redevenu enfant, l’athée converti à la religion. Il sait que ce qui se projette sous ses yeux ébahis et son cœur enivré d’enthousiasme n’est pas la réalité mais il y croit, adhère de tout son être empathique à cet art « bigger than life » orgiaque et sensoriel.        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1777186-2415208.jpg" alt="Revue Acmé - Actualités N°4" title="Revue Acmé - Actualités N°4" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>SOMMAIRE</b>       <br />
              <br />
       * <b>Les Marcheurs de rêve - Avatar, Lonely Bones, L'Imaginarium du Dr Parnassus, Max et les Maximonstres, Le Drôle de Noël de Scrooge </b> par Sylvain Angiboust       <br />
       * <b>"Je me sens enfin libéré" - Entretien avec Francis Ford Coppola</b> par Ana Otasevic       <br />
       * <b>Frustrations et accomplissements - Tetro</b> par Elisabeth Renault-Geslin       <br />
       * <b>Good Job ! - Sept films d'Allan Dwan</b> par Danilo Zecevic       <br />
       * <b>Le Fin mot de la forme - Les Herbes Folles, Lucky Luke, Micmacs à tire-larigot</b> par Anaïs Kompf       <br />
       * <b>Fins du monde - En attendant 2012, les apocalypses sur grand écran</b> par Eric Nuevo       <br />
       * <b>"Je civiliserai cette terre ! " - The Proposition, Appaloosa, Fort Bravo</b> par Pierre Bas       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <title>La Mélodie éternelle</title>
   <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 12:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Evénements]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Pour son 50ème anniversaire i[La Mélodie du bonheur]i de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, créée à Broadway en 1959, s’invite pour la première fois à Paris. Après la trilogie consacrée à Bernstein (i[Candide, West Side Story et On the Town]i), c’est au tour de la famille von Trapp de monter sur la scène du Châtelet. 
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1765262-2396827.jpg" alt="La Mélodie éternelle" title="La Mélodie éternelle" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Comédie musicale hors-norme, déjà anachronique à l’époque de sa création avec son petit côté opérette, <b>The Sound of Music</b>, inspiré de l’autobiographie de Maria Von Trapp, est le spectacle le plus populaire de la planète. Plus de 500 productions lui sont consacrés par an dans le monde et l’on s’étonne du temps qu’il aura fallu pour le mettre en scène en France. On le sait, les Français ne sont pas très friands du genre mais tout le monde connaît et aime secrètement <b>La Mélodie du Bonheur</b>. Ici et là les remarques déplaisantes s’accumulent (« cucul la praline », « mièvre », « guimauve », « niais », « nunuche ») et pourtant ces mêmes détracteurs seront les premiers à pousser la chansonnette en entendant les mélodies enfantines de <span style="font-style:italic">« My Favorite Things</span> » ou <span style="font-style:italic">« Do-Re-Mi »</span>. N’ayons plus peur d’aimer <b>La Mélodie du bonheur</b> et proclamons le haut et fort ! Car c’est un conte de fées universel qui nous rappelle le pouvoir infini de la musique, celui de réunir une famille et de fuir le nazisme.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1765262-2396828.jpg" alt="La Mélodie éternelle" title="La Mélodie éternelle" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Cette adaptation ne contrarie pas notre imaginaire et reste particulièrement fidèle à l’imagerie bucolique de la célèbre adaptation de Wise connue de tous. Emilio Sagi, qui avait déjà mis en scène <b>Le Chanteur de Mexico</b> au Châtelet en 2006, a choisi de se focaliser ici sur le thème de la nature : « Je souhaite montrer avant tout l’importance du paysage, la force de la montagne autrichienne. D’où le décor, avec cette maison située en plein cœur des montagnes et dont le sol est la montagne elle-même. Les références à la Nature sont omniprésentes. » Les décors s’intègrent en effet à la montagne où se situent les scènes principales et le sol herboré reste identique dans les scènes d’extérieur et d’intérieur. Cela fonctionne très bien pour des scènes comme le bal ou le mariage. Le jeu des lustres qui surplombent l’herbe et le sommet de la montagne qui devient autel ont une rare force poétique. On regrette néanmoins les coloris rose et bleu infligés aux murs qui encadrent l’espace scénique, censés représenter à la fois la montagne et les façades des bâtiments. Cet effet de mauvais goût au sein d’une mise en scène raffinée est d’autant plus dérangeant qu’il fait davantage penser à une publicité pour boissons rafraîchissantes qu’à un effet « montagne ».       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1765262-2396830.jpg" alt="La Mélodie éternelle" title="La Mélodie éternelle" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Mais c’est en exploitant l’espace théâtral dans son intégralité que le metteur en scène parvient véritablement à nous émerveiller. La traîne de la robe de mariée de Maria se déploie ainsi sur l’ensemble de la scène, de même que le drapeau nazi sous lequel se cache la famille von Trapp à la fin du spectacle. L’acmé du spectacle intervient lorsque des acteurs déguisés en nazis émergent des quatre coins du théâtre pour surveiller le public. La méta-théâtralité atteint ici son paroxysme et le spectateur se trouve véritablement projeté dans une salle de théâtre autrichienne de 1938.        <br />
       La musique est également audacieuse. Des voix d’opéra se mêlent à celles de music-hall, l’orchestre symphonique (Pasdeloup, mené par Kevin Farrell) pour le moins grandiloquent dans le cadre d’un <span style="font-style:italic">musical</span>, se marie tout à fait avec le style de cette comédie musicale qui emprunte au style opératique comme le suggère certains morceaux (<span style="font-style:italic">Climb Ev’ry Mountain, Eidelweiss</span>).       <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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</object >
     </div>
     <div>
              <br />
       En 2010 l’honneur sera à Stephen Sondheim avec <b>A Little Night Music</b> (avec Kristin Scott-Thomas, Lambert Wilson et Leslie Caron), adaptation de <b>Sourires d'une nuit d'été</b> d’Ingmar Bergman, et <b>Sweeney Todd</b>. Nous serons au rendez-vous, Mr. Sondheim.        <br />
              <br />
       <b>Anouchka Walewyk</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
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   <title>Kino-Tanz, Dick Tomasovic</title>
   <pubDate>Fri, 04 Dec 2009 19:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Kompf</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Evénements]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
  
Réduire la représentation de la danse au cinéma à ses genres dédiés serait une erreur. La démonstration en est faite dans le dernier essai sur le cinéma de Dick Tomasovic, qui revient sur un art dont les propriétés physiques cohabitent depuis toujours avec le médium cinématographique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1746346-2367846.jpg" alt="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" title="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" />
     </div>
     <div>
      Dans <b>Kino-Tanz – L’art chorégraphique au cinéma</b> Dick Tomasovic revisite les propositions formelles et esthétiques de la danse mise en scène au cinéma. Du burlesque, au dessin d’animation en passant par le film d’action, et bien sûr le <span style="font-style:italic">musical</span>, la preuve est faite que la danse transcende les genres, les formats, les époques et les styles. Ici, Louis Lumière côtoie Quentin Tarantino, Walt Disney, David Lynch, là où l’auteur nous montre que la danse n’est pas forcément et seulement aux endroits où nous sommes en droit de l’attendre. Tout geste, toute pratique cinématographique qui cherche à nous donner un nouvel aperçu du corps mouvant, peut basculer dans la gestuelle de la danse, dans la latence et l’attente même de celle-ci. En se jouant du corps, la caméra s’inscrit dans des dispositifs dansants, et il est alors clair que le corps d’un footballeur, magnifié sous l’œil de la caméra de Philippe Parreno et Douglas Gordon dans <b>Zidane, un portrait du XXIe siècle</b> discute le geste footballistique, et se transforme en geste artistique. Le mouvement capté est mouvement dansé. Mouvement dansant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il n’est besoin de revoir Fred Astaire et Ginger Rogers exécuter leurs fameux pas de deux pour trouver un moment dansé au cinéma. Et chez Mark Sandrich comme chez d’autres, la simple rencontre du corps et de la caméra, de la prise d’un temps, de la création d’un espace, permet d’atteindre aux propriétés chorégraphiques d’une forme d’art que le cinéma enrichit de ses capacités de travail plastique tout comme la danse enrichit le cinéma de formes et structures. Tout corps dansant ou/et dansé ; toute mise en scène chorégraphique et/ou chorégraphiée apportent au cinéma des possibilités d’affectation du spectateur, qui reçoit alors le monde projeté comme un pur flux, une pure expérience plastico-corporelle qui dépasse la volonté narrative du cinéma tout en la préservant. Les scènes de combat de <b>Matrix</b>, chorégraphiées par Woo-ping, nous proposent une alternative à la violence des films d’actions contemporains, nous plongeant nous, spectateurs, dans un état autre que motive en temps normal la violence du combat, tout en gardant les données dramatiques de telles scènes. Quant à la danse des petits pains (<b>La Ruée vers l’or</b>) de Charlie Chaplin, cette dernière réinterroge le corps burlesque, par essence corps dansant, et dont la caméra et le monde se plient à toutes les facéties et donc à toutes les chorégraphies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1746346-2367850.jpg" alt="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" title="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" />
     </div>
     <div>
      La danse permet ainsi de découvrir un nouveau monde, le nôtre propre : celui de notre corporéité, de notre possibilité de mouvement. La danse permet aussi de se réapproprier les qualités opératoires de la caméra dont l’œil <span style="font-style:italic">« se livre à la pure sensation optique de mouvement dansant ».</span>       <br />
              <br />
       Référence au <span style="font-style:italic">kinoglaz</span> de Tziga Vertov, le <span style="font-style:italic">Kino-Tanz</span> de Dick Tomasovic pose un autre regard sur le cinéma. Celui d’un art chorégraphique qui donne à voir notre monde de façon différente. Un monde, des corps que la danse abstractive ou au contraire rend d’autant plus réels en structurant notre regard sur ce qui est à voir.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1746346-2367852.jpg" alt="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" title="Kino-Tanz, Dick Tomasovic" />
     </div>
     <div>
               <br />
       <b>Anaïs Kompf</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>152 pages       <br />
       15.00 €       <br />
       ISBN : 978-2-13-057938-0        <br />
       Éditeur : Presse Universitaire de France       <br />
       Collection "Travaux pratiques"        <br />
       Date de parution : 12/11/2009</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.revue-acme.com/photo/imagette-1746346-2367850.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.revue-acme.com/Kino-Tanz,-Dick-Tomasovic_a103.html</link>
  </item>

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   <title>The Damned United</title>
   <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 21:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Il n’était pas nécessaire d’être un fan de football (anglais) pour apprécier le passionnant film de Tom Hooper et l’étonnant roman de David Peace dont il est tiré. The Damned United retrace la véritable histoire Brian Clough, renvoyé au bout de 44 jours de son poste d’entraîneur de Leeds Utd en 1975.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1733167-2347331.jpg" alt="The Damned United" title="The Damned United" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Non, les amateurs de football ne sont pas que des abrutis meuglant à tue-tête dans les pubs, la Guiness dans la main droite, une écharpe autour du cou et le doigt d’honneur pointé en direction de l’arbitre du match que projette la télévision. Cependant, nos amis anglais ne nous en voudront pas trop d’avoir une certaine estime pour leur folklore. Si leurs clubs se sont professionnalisés et sont devenus des empires financiers où la fantaisie a désormais peu sa place, fut un temps de connivence populaire où supporters, joueurs et entraîneurs entretenaient un rapport de proximité et où le salaire des uns ne supplantait que peu celui des autres malgré la ferveur populaire et l’idolâtrie jamais démenties.        <br />
              <br />
       C’est aussi un peu avec ce passé révolu que tente de renouer <b>The Damned United</b>. Même s’ils décrivent les années 1970 sans nostalgie ni pathos, Hooper et Peace – à travers un regard stylisé porté sur la grisaille et les gens du Nord de l’Angleterre, pour le premier, et par une écriture sèche et sans concession, pour le second – abordent la football anglais sous l’angle du changement qui s’y opère, hier la pratique de joueurs et d’entraîneurs, demain celle de financiers et de médias. La description est cependant moins noire, maussade et désenchantée chez Hooper qu’elle ne l’était chez Peace.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1733167-2347332.jpg" alt="The Damned United" title="The Damned United" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Pourtant, Hooper reprend le portrait de Brian Clough tel que dressé par Peace, grande gueule, mégalomane, ambiguë mais profondément attachant et humain. Si l’écrivain en fait un soiffard invétéré, le réalisateur préfère insister sur sa personnalité médiatique. Ainsi, le premier acte de Clough en tant qu’entraîneur de Leeds sera de contourner le stade pour accorder un entretien à la télévision locale. Il est d’ailleurs troublant que Clough soit interprété par Michael Sheen qui personnifiait "l'homme de télévision" David Frost dans le superbe <b>Frost / Nixon</b> de Ron Howard. L’entraîneur de Hooper comme l’animateur de Howard sont présentés comme des êtres en bute à leur image, esseulés malgré les (ou à cause des) nombreux regards portés sur eux. D’un film à l’autre, les scènes se répondent : l'ancien Président des États-Unis téléphone au journaliste la veille de leur entretien, là où Clough, seul dans une chambre d’hôtel impersonnelle, s’entretient avec son ancien adjoint. De même que pour Nixon, la mise à mort de Clough est télévisuelle puisque la fin de l’aventure de Brian Clough à la tête de Leeds sera ponctuée par un ultime débat télévisuel dont il ressortira défait.        <br />
              <br />
       La forme narrative du film adopte celle du roman. Le metteur en scène privilégie l’ellipse. Il ne montre que peu – voire pas du tout – les matchs de football. A travers les allers et retours entre passé et présent de narration, la faillite de Clough est constamment mise en abîme par le récit de son ascension durant les cinq années précédentes. En même temps que ses fanfaronnades sont contrebalancées par des faits mitigeant sa version et son assurance, les flashbacks remontent l’historique de la rivalité entre Clough et sa Némésis Ron Revie. Ne se parlant que par médias interposés, la bulle obsessionnelle explosera lors de la confrontation télévisée finale entre les deux hommes. Le scénario aboutit de la sorte à une catharsis cathodique du drame mis en place : l’échec public d’un idéaliste qui refuse de renoncer à ses valeurs et de plier face à un système cupide et malhonnête. Mais si <b>The Damned United</b> emprunte les sentiers de la tragédie, il n’en demeure pas moins aussi un comédie du remariage et une belle histoire de couple entre un entraîneur et… son adjoint.        <br />
              <br />
       <b>D. Z.</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
              <br />
       <span style="font-style:italic">A Lire</span>       <br />
       <b>Les 44 Jours       <br />
       Broché: 364 pages       <br />
       Editeur : Rivages (13 mars 2008)       <br />
       Collection : Rivages thriller       <br />
       ISBN : 978-2743618353</b>       <br />
         
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1733167-2347334.jpg" alt="The Damned United" title="The Damned United" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <span style="font-style:italic">A voir</span>       <br />
       <b>The Damned United       <br />
       Réalisé par : Tom Hooper       <br />
       Avec : Michael Sheen, Timothy Spall, Colm Meaney, Henry Goodman, David Roper, Jimmy Reddington, Oliver Stokes, Mark Bazeley, Ryan Day,  ...       <br />
       Distributeur : Sony Pictures Releasing France       <br />
       Sortie France : 18 novembre 2009 </b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.revue-acme.com/photo/imagette-1733167-2347331.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.revue-acme.com/The-Damned-United_a102.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Acmé Hors Série : Michael Jackson</title>
   <pubDate>Sat, 21 Nov 2009 15:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Alors que This Is It est toujours diffusé sur les écrans de cinéma, Acmé vous propose un numéro spécial consacré à l'œuvre filmée de Michael Jackson...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1718727-2325992.jpg" alt="Acmé Hors Série : Michael Jackson" title="Acmé Hors Série : Michael Jackson" />
     </div>
     <div>
      Michael Jackson et le cinéma se rencontrent en 1978 sur le tournage de <b>The Wiz</b>, version <span style="font-style:italic">all black casting</span> du <b>Magicien d'Oz</b> réalisée par Sydney Lumet. Mais le film fut un échec financier et stoppa durablement l'intérêt de Hollywood pour les comédies musicales noires à gros budget. Les plateaux de cinéma semblaient alors à jamais fermés à Michael Jackson. Mais celui-ci décida que si le cinéma ne souhaitait pas l’accueillir, il l’embarquerait dans son propre univers. Il donna alors une dimension nouvelle au vidéo-clip. Ses films, dotés de budgets pharaoniques, furent tournés en pellicule. Ils racontent une véritable histoire et, pour certains, s'ouvrent et se ferment sur de véritables génériques complets.       <br />
       Dans <b>The Wiz</b>, Michael Jackson (L’épouvantail) empruntait aux côtés de Diana Ross la célèbre <span style="font-style:italic">«Yellow Brick Road»</span> menant au château du magicien d'Oz. Cette route, c'est le chemin qu'il a choisi pour rejoindre le cinéma. Il y a rencontré d'étranges personnages nommés John Landis, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, David Lynch, David Fincher, Spike Lee ou Stan Winston. Au bout de son périple sur la route de briques jaunes, enfin devenu magicien d’Oz, il a trouvé les marches rouges du Festival de Cannes, gravies avec jubilation en 1997 lors de la présentation du moyen métrage <b>Ghosts</b>.        <br />
       Ironie amère, c’est sa mort qui entraînera son véritable avènement cinématographique. Un dernier film, véritable long-métrage de cinéma, pour présenter au monde un spectacle à jamais inédit. <span style="font-style:italic">This is it</span>.       <br />
              <br />
       ----       <br />
              <br />
       Le sommaire complet :       <br />
              <br />
       - <b>Quand la musique réveille les morts</b>, <span style="font-style:italic">Yoann Bomal</span>       <br />
       - <b>Dans les pas du musical</b> (Entre héritage et pérennité), <span style="font-style:italic">Anouchka Walewyk</span>       <br />
       - <b>Mises en scène d’un control freak</b> (M.J. cinéaste d’une autobiographie fantasmée), <span style="font-style:italic">Elisabeth Renault-Geslin</span>       <br />
       - <b>Le danseur aux mille visages</b>, <span style="font-style:italic">Vincent Baticle</span>       <br />
       - <b>This Is It (« Voilà pourquoi on fait des répétitions… »)</b>, <span style="font-style:italic">Vincent Baticle &amp; Yoann Bomal</span>       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       Ce nouveau numéro vous est proposé dans une version interactive qui vous permettra de naviguer, par simple clic, d'un article à un autre :       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1718727-2326564.jpg" alt="Acmé Hors Série : Michael Jackson" title="Acmé Hors Série : Michael Jackson" />
     </div>
     <div>
      ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script>
function navigateur()
{
Nom = navigator.appName;
if(Nom == 'Netscape')
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window.open('http://www.revue-acme.com/docs/revue_acme_mj_netscape_pdf.html','newwindow','directories=no,location=no,menubar=no,resizable=yes,status=no,toolbar=no')
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}
}
</script>

<a style="text-decoration: none;" href="#" onclick="navigateur();"><font color="#0695D0"><b>Consulter le pdf interactif (28 Mo)</b></font></a>
<br><br>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
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   <title>Noir c'est noir / Tim Lane</title>
   <pubDate>Wed, 18 Nov 2009 20:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le coin du zappeur]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Malgré son titre français, Noir c’est noir n’est pas une biographie sous forme de bande dessinée de notre Johnny Hallyday national. Abondoned Cars (titre original) est un recueil de nouvelles sur l’Amérique des outsiders illustrée en (beaucoup de) noir, (un peu de) blanc et (pas mal de) gris. 
       <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1713861-2318523.jpg" alt="Noir c'est noir / Tim Lane" title="Noir c'est noir / Tim Lane" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Dans ses histoires au parfum d’autobiographie et de rencontres diverses, Tim Lane (dé)peint des laissés pour compte que guette l’aliénation. Le langage prend une place importante dans ce dispositif. L'auteur retranscrit des dialogues déjà entendus et lus ailleurs mais qui ici sont une finalité en eux-mêmes. A l’instar des <b>Aventures de Huckleberry Finn</b>, le langage écrit opte pour une trame parlée. Si le récit se conjugue à la première personne du singulier en écho à l'idole Walt Whitman, les illustrations sont aussi foisonnantes que l’esprit vagabond et dérangé des personnages pourtant paranoïaques qu’elles dépeignent. Les vignettes à découper insérées entre les histoires mettent en scène les personnages typiques de l’Amérique (Chuck Berry, policier, fou, etc.) qui partis du quotidien virent au monstrueux. Du trop plein d’idée résulte une anarchie du dessin au point que l’ordre des images portées par une confusion de pensées importe peu dans certains cas. Lane explore les limites des planches, joue sans cesse avec le cadre et le sens de la lecture.  Retranscrivant la psyché, l’auteur conduit le lecteur dans un univers où se mêlent clichés sur l’Amérique, grotesque, fantastique et surréalisme.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1713861-2318524.jpg" alt="Noir c'est noir / Tim Lane" title="Noir c'est noir / Tim Lane" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Un jeune et beau Marlon tout droit sorti du <b>Tramway nommé désir</b> ouvre le recueil là où le clôt le portrait d’un Brando vieux et obèse de ses derniers films. L’avant et l’après. L’évolution de l’acteur a valeur de symbole : c’est toute une (<span style="font-style:italic">beat</span>) génération qui s’est empâtée. Les idéalistes des années 1960 ont déchanté. Pis encore, ils se sont embourgeoisés. Malgré sa structure en courtes saynètes à priori disparates, <b>Noir, c’est noir </b>a son unité. Les récits se suivent et les échecs se répètent. Tim Lane convoque ouvertement ses références littéraires : Ernest Hemingway, Jack London, John Steinbeck ou Jack Kerouac. Il aime ces écrivains voyageurs, ces « viveurs d’expériences » qui ont forgé le mythe américain du <span style="font-style:italic">tramp </span>et du <span style="font-style:italic">hobo</span>. Si ses personnages sont épris de cette liberté que leur procure la solitude, ils n’en sont pas moins emplis de regrets, jamais en paix avec eux-mêmes, à la recherche du bout d’une route qui soit ne se termine jamais soit les conduit dans une impasse.        <br />
              <br />
       <b>D. Z. </b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1713861-2318526.jpg" alt="Noir c'est noir / Tim Lane" title="Noir c'est noir / Tim Lane" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Broché: 150 pages       <br />
       Editeur : Delcourt (7 octobre 2009)       <br />
       Collection : Outsider       <br />
       ISBN : 978-2756017358</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.revue-acme.com/photo/imagette-1713861-2318524.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.revue-acme.com/Noir-c-est-noir-Tim-Lane_a100.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Films à lire, livres à voir</title>
   <pubDate>Wed, 18 Nov 2009 02:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Evénements]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Du 22 au 27 novembre, l'association CinéClap organise à Clermont de l'Oise son premier festival consacré aux liens entre cinéma et littérature...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1712182-2315923.jpg" alt="Films à lire, livres à voir" title="Films à lire, livres à voir" />
     </div>
     <div>
      <b><span class="u">Le programme :</span></b>       <br />
              <br />
       <b>Dimanche 22 novembre 2009 à 14 heures, au centre socio-culturel :       <br />
       </b>- Inauguration avec les bibliothèques, le cinéma, le centre socio-culturel       <br />
       - Lecture d’extraits des romans sélectionnés       <br />
       - Présentation et projection des films réalisés par les enfants du centre socio-culturel et le PEL CYB       <br />
       - Projections : <span style="font-style:italic">Le Roman de Renard</span>, <span style="font-style:italic">Trieurs contre pollueurs</span>       <br />
       - Goûter       <br />
              <br />
       <b>Lundi 23 novembre 2009 à 20 heures 30 au cinéma :</b>       <br />
       - Projection d'un court-métrage réalisé par le centre socio-culturel       <br />
       - Camille Triquet et Philippe Sierka (Ecole de musique du Clermontois) interprèteront <span style="font-style:italic">Tout ça c'est pour nous</span> de Charles Trenet, l'une des chansons du film       <br />
       - Projection de <span style="font-style:italic">Un Secret</span> de Claude Miller et discussion autour du film       <br />
              <br />
       <b>Mercredi 25 novembre 2009 à 20 heures 30  au cinéma :</b>       <br />
       - Lecture d’extraits de <span style="font-style:italic">Lettre d’amour</span> avec la participation de l'atelier théâtre du CAL        <br />
       - Projection de <span style="font-style:italic">Failan</span> de Song Hye Sung        <br />
       - Discussion avec Patrick Maurus, agrégé de lettres modernes, scénariste, traducteur, maître de conférence à l'INALCO, spécialiste de la langue et de la culture coréennes       <br />
              <br />
       <b>Jeudi 26 novembre 2009 à 19 heures  la salle des gardes de l’Hôtel de Ville :</b>       <br />
       - Table ronde sur  le thème « Cinéma et littérature » avec Laurent Aknin (critique et historien de cinéma), Vincent Baticle (doctorant à l'Université Paris Diderot) et Guillaume Fourrière (animateur de l'atelier de cinéma à l'Université pour tous du Beauvaisis).       <br />
              <br />
       <b>Vendredi 27 novembre 2009  20 heures 30 au cinéma - Soirée de clôture :</b>       <br />
       - Projection du court-métrage <span style="font-style:italic">Le Roman de Renard</span>       <br />
       - Projection du film du film <span style="font-style:italic">Les raisins de la colère</span> de John Ford       <br />
       - Débat et clôture avec les partenaires du festival       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.revue-acme.com/photo/imagette-1712182-2315923.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.revue-acme.com/Films-a-lire,-livres-a-voir_a98.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Mr. Nobody de Jaco Van Dormael</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 17:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Nouveau film du belge Jaco Van Dormael, Mr Nobody est un film déroutant mais n'en reste pas moins une œuvre foisonnante où s'entremêlent esthétique raffinée, récit à tiroir et regard lucide sur l'humanité.
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688867-2279886.jpg" alt="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" title="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Dans <b>Toto le héros</b>, premier film de Jaco Van Dormael, un vieil homme accusait son voisin de lui avoir « volé » son existence, d’avoir vécu sa vie à sa place. Nemo Nobody (Jared Leto), lui, a vécu plusieurs vies, toujours la sienne en fait, mais de mille façon différentes. Enfant, lors de la séparation de ses parents, il est obligé de choisir entre son père et sa mère, entre rester et partir. Il choisit de ne pas choisir, ce qui est un choix à part entière, et de vivre les deux existences, parallèlement dans plusieurs dimensions temporelles. Dès lors, sa vie ne sera que bifurcations et dédoublements : Nemo aura plusieurs femmes/ou aucune, sera amoureux/ou pas, vivra / mourra, ira dans l’espace/restera prisonnier de la médiocrité terrestre… Il vit chaque possible d’une situation, alors qu’autour de lui le temps humain progresse vers un futur aseptisé peuplé de quasi-immortels.       <br />
              <br />
       Souhaitant dépasser la logique binaire de films comme <b>Smoking / No Smoking</b> d’Alain Resnais ou <b>Cours Lola cours</b> de Tom Tykwer (où les personnages n’ont le choix qu’entre une action et son contraire), Van Dormael a conçu un scénario lui permettant de multiplier les embranchements narratifs et les variations autour des mêmes motifs (l’amour, la perte, l’ennui, la noyade…). Le réalisateur couvre ainsi plus d’un siècle d’humanité (des années soixante-dix à un futur designé par le dessinateur François Schuiten) et, raffinant les transitions entre les séquences, développe plusieurs existences en parallèle, qui elles-mêmes bifurquent parfois dans des impasses (Nemo meurt à plusieurs reprises). Le récit est constamment mis en abime par plusieurs voix off et l’intrusion de séquences oniriques ou visualisant un texte littéraire. C’est parce que Nemo Nobody est littéralement personne qu’il peut être tous le monde à la fois, lui-même, plusieurs fois, mais aussi les autres. Le récit nous est raconté à la fois par un vieillard en 2095 à New-York et par un enfant pas encore né, quelque part hors du temps : le passé de l’un est l’avenir de l’autre, et le temps qui ne cesse de revenir sur lui-même et de se ramifier s’avèrera en fait circulaire.        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688867-2279887.jpg" alt="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" title="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Suivant un principe narratif prodigieusement complexe <b>Mr. Nobody</b> étonne par son évidence et, finalement, par sa simplicité. <b>Toto le héros</b> donnait à voir le monde du point de vue d’un enfant et <b>Le huitième jour</b> par celui d’un handicapé mental. Dans les deux cas, la réalité s’effaçait au profit du conte, du jeu de rôle, comme c’est une nouvelle fois le cas ici. Van Dormael nous fait adhérer à son univers en nous invitant à occuper les points de vue, forcement décalés, d’un enfant ou d’un vieil amnésique (l’identification du spectateur est rendue explicite dès le début du film par des plans subjectif où Nemo, aux différents âges de sa vie, baisse la tête, c’est-à-dire la caméra, et regarde ses mains). Dès lors, toutes les fantaisies sont possibles : Van Dormael illustre de façon ludique (à base d’œuf à la coque ou de lacet de chaussure) la théorie du battement d’aile de papillon, résume avec justesse la question philosophique du choix en montrant un gamin bavant devant la vitrine d’une boulangerie (éclair au chocolat ou roulé à la confiture ?) et, lorsqu’une théorie scientifique complexe est évoquée par la voix off (des variations du code génétique aux multiples dimensions du temps, le scénario en brasse plusieurs), une incarnation de Nemo en présentateur d’émission de télé scientifique interrompt la narration pour nous l’expliquer. L’impressionnante richesse thématique du film est due à sa façon de brasser constamment et sans en avoir l’air les mondes et les tonalités (compressés par un montage final qui ne dure finalement que 2h15, Van Dormael ayant semble-t-il abandonné nombre de scènes et d’intrigues parallèle sur le sol de la salle de montage).       <br />
         
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688867-2279892.jpg" alt="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" title="Mr. Nobody de Jaco Van Dormael" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Le réalisateur a mis presque dix ans (dont sept consacrés à l’écriture) pour donner vie à <b>Mr. Nobody</b>, alors qu’autour de lui se multipliaient les films méditant sur les liens de l’amour et du temps. Etrangement, <b>Mr. Nobody</b> semble tous les contenir tout en développant une vision complètement personnelle. Les cauchemars de Nemo, prisonnier de sa mémoire et obligé de porter un pull jacquard évoquent ainsi les voyages mentaux d’<b>Eternal Sunshine of the Spotless Mind</b> de Michel Gondry (les deux films interrogeant la complexité du sentiment amoureux en montrant différents aspects d’un même couple, tantôt heureux tantôt malheureux). Le voyage spatial d’un autre Nemo pour disperser les cendres d’une de ses bien-aimées sur Mars renvoi à celui d’Hugh Jackman à travers les galaxies dans <b>The Fountain</b> de Darren Aronofsky, mais le fait que ce voyage soit le fruit de l’imagination d’un Nemo-écrivain de science-fiction nous rapproche cette fois-ci des récits enchâssés du <b>2046 </b>de Wong Kar-Wai. Quand à la vision, d’un Nemo ridé et difforme, devenu l’homme le plus âgé de la planète mais souriant comme un enfant dans les dernières minutes du film, comment ne pas la rapprocher du <b>Benjamin Button</b> de David Fincher, enfant-vieillard amoureux par-delà le cours du temps.       <br />
              <br />
       Pour Jaco Van Dormael, les combinatoires narratives et les séquences techniquement exigeantes importent finalement moins que la dimension émotionnelle de ces scènes. Son film est un oeuvre sur le couple (ou les couples) qu’il filme sous toutes ces formes, des émois de l’adolescence (Nemo et Anna jeunes) à l’amour résigné (Nemo et Jeanne) ou non partagé (Nemo et Elise). Par ce kaléidoscope amoureux, le film aboutit à une morale revigorant : la vie vaut tellement la peine d’être vécue que son héros a choisi d’en avoir plusieurs !       <br />
              <br />
       <b>Sylvain Angiboust</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
              <br />
       <b>Distribution : Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger, Linh-Dan Pham, Rhys Ifans, …       <br />
       Réalisation et scénario : Jaco Van Dormael       <br />
       Production : Jean-Yves Asselin       <br />
       Musique : Pierre van Dormael	       <br />
       Photographie : Christophe Beaucarne       <br />
       Montage : Susan Shipton et Matyas Veress       <br />
       Décors : Sylvie Olivé, Andreas Olshausen, Stéphane Taillasson	 	       <br />
       Sortie : 13 janvier 2010       <br />
       Langue(s) originale(s) : Anglais, Français</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
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   <link>http://www.revue-acme.com/Mr-Nobody-de-Jaco-Van-Dormael_a97.html</link>
  </item>

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   <title>La Beauté du monde de Michel Le Bris</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 16:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le coin du zappeur]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Sorti en 2008, le dernier roman de Michel Le Bris, le créateur du festival Étonnants voyageurs, est consacré à Osa et Martin Johnson. A tort oubliés par l’Histoire, ce couple d’aventuriers américains du début des années 1930 fut pourtant l’une des influences majeures de l’âge d’or du cinéma d’aventure hollywoodien. 
       <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688840-2279847.jpg" alt="La Beauté du monde de Michel Le Bris" title="La Beauté du monde de Michel Le Bris" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Trader Horn, Tarzan, She</b> ou <b>Tabou </b>leur doivent sûrement quelque chose. Certes, Martin et Osa Johnson ne sont pas les seuls explorateurs – cinéastes à s’être fait connaître aux Etats-Unis à cette époque. L’exotisme fascinait, le spectateur rêvait de sauvages cannibales et de terres vierges. Il était normal que le cinéma s’empara du thème par ces reportages qui bien que véhiculant des préjugés invitaient à la découverte de l’étranger et de sa culture. Ce n’étaient ni à des scientifiques ni à des artistes que revenait la charge de transmettre la vision des cultures primaires et des natures édéniques mais à des baroudeurs et à des aventuriers partis couteau entre les dents, fusil sur épaule et caméra au poing – certains avec plus de talent et de chance que d’autre. A l’image des époux Johnson, Ernest Schoedsack et Merian C. Cooper étaient de cette trempe qui les fit réaliser <b>Chang </b>(1927), <b>Grass </b>(1925) ou <b>Rango </b>(1931). C’est à travers <b>King Kong</b> (1933) que les seconds choisirent de rendre hommage aux premiers.       <br />
         
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688840-2279848.jpg" alt="La Beauté du monde de Michel Le Bris" title="La Beauté du monde de Michel Le Bris" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Lors de sa publication, <b>La Beauté du monde</b> fut accueilli avec tiédeur. Pourtant ce n’est pas faute d’avoir concouru au Goncourt 2008 mais une critique qui encense les autobiographies sans autre regard que celui porté sur soi-même peut-elle avoir une réaction autre que condescendante au récit de ces jours anciens de grandes aventures. Généreusement documenté et détaillé, le livre de Michel Le Bris véhicule plusieurs niveaux de lecture. Pour ce roman biographique, il choisit en partie d’adopter le point de vue de la jeune Winnie, « <span style="font-style:italic">ghostwriter </span>» chargée d’écrire pour Osa mais  s’appropriant le récit de cette dernière. Son cheminement créatif et son rapport au sujet finissent par se superposer à celui d’Osa et Martin Johnson possédés par cette Afrique qu’ils étaient chargés d’étudier. La création découle ici d’un processus ambiguë : elle n'aboutit que comme le conséquence d’une précédente destruction. Pulsions et raison, besoins et nostalgie, les chasseurs occidentaux partie prenante du massacre d’animaux et de l’évolution de la société kenyane ne peuvent que regretter leur disparition. Si Martin montre dans son film Osa tuant lions, gazelles et rhinocéros, c’est à la fois pour magnifier l’action de sa compagne et pour montrer la fragilité et la perdition de ce monde qu’il souhaite protégé de toute autre intrusion humaine.        <br />
              <br />
       Comme une marque du temps qui passe, le langage du cinéma d’aventure et de l’épopée prend la suite du récit de voyage de Robert Byron, de Herman Melville ou de Jack London dont Martin Johnson, ancien compagnon de fortune, est présenté comme le successeur. D'un art du récit à l'autre, la structure reste la même : Johnson s’inspire des <b>Mines du roi Salomon</b> d’Henry Rider Haggard pour donner une trame (biblique) à son film. L’exploration se dispute ici à la conquête. La découverte des secrets de l’Afrique pour ces aventuriers américains est un substitut au mythe de la Frontière et à cet Ouest mythique dont ils sont aussi les enfants et qui désormais abrite un musée qui leur est dédié. Partis comme leurs ancêtres à la recherche de leur part sauvage, Martin et Osa sont les dignes représentants de cet esprit pionnier américain assoiffé d’action qui bille en tête se cogne contre les parois d’un continent devenu trop petit. Regard à la fois mélancolique et optimiste, la beauté du monde est à l’image de la création divine. Jouir, c’est savoir contempler le céleste : à la fois dans l’infini de l’horizon et dans celui du détail.        <br />
              <br />
       <b>D. Z. </b>       <br />
         
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1688840-2279851.jpg" alt="La Beauté du monde de Michel Le Bris" title="La Beauté du monde de Michel Le Bris" />
     </div>
     <div>
               <br />
       <b>La Beauté du monde       <br />
       Broché: 678 pages       <br />
       Editeur : Grasset &amp; Fasquelle (20 août 2008)       <br />
       Langue : Français       <br />
       ISBN-13: 978-2246650911       <br />
       Prix affiché : 21,90 euros</b>       <br />
              <br />
                <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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</description>
   <photo:imgsrc>http://www.revue-acme.com/photo/imagette-1688840-2279847.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Mission-G de Hoyt Yeatman</title>
   <pubDate>Wed, 21 Oct 2009 22:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Kompf</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Interprète de la troisième roue du carrosse dans le film d’animations Volt, star malgré lui (février 2009), le cochon d’Inde et son comité de libération ont protesté. Non, tous ne sont pas des geeks. L’industrie disneyenne fait son mea culpa dans Mission-G où la petite boule de poils est au centre d’une impressionnante machinerie d’effets spéciaux qui rendent nos petits animaux de compagnie intelligents.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1656569-2232678.jpg" alt="Mission-G de Hoyt Yeatman" title="Mission-G de Hoyt Yeatman" />
     </div>
     <div>
      Ne cherchez pas les vrais cochons d’Inde, il n’y en a pas. Ne cherchez pas un vrai méchant, il s’avère être gentil. Ne cherchez pas d’histoire d’amour, elle ne débute jamais. Mais surtout, faites une croix sur le film d’action, car c’est là que la chose devient intéressante, lorsque Hoyt Yeatman pastiche tendrement les règles du genre.       <br />
       <b>Mission-G</b> met en scène l’animal de compagnie le plus petit, mignon et vulnérable qui  soit et en fait un combattant d’exception, agent super-équipé qui doit sauver la planète tandis que le FBI le recherche. Ce vieux cliché - des fédéraux qui poursuivent les héros -, prend une saveur particulière lorsque les hommes traqués et qui filent toujours entre les mailles du filet, ne sont rien d’autre que des rongeurs. <b>Mission-G</b> s’amuse ainsi de la bêtise humaine en ramenant ses représentants à une bande d’idiots, d’autant plus crédibles qu’ils n’en ont pas l’allure, mais gardent jusqu’au bout tous les attributs des agents propres sur eux. Le seul vrai homme-cerveau de l’histoire est ainsi également mis à mal par l’acteur choisit : Zach Galifianakis que l’on a pu voir récemment dans <b>Very bad trip</b> où il tient le rôle du <span style="font-style:italic">geek</span> de la bande.        <br />
       Mais la satire humaine est surtout travaillée sur l’animal anthropomorphisé. Le vrai-faux film d’action, avec des faux-vrais cochons d’Inde qui parlent, fait de ces derniers la troupe de choc par excellence, constituée de la midinette réactionnaire, du lourdaud-idiot – pas si idiot que cela –, et du héros, dont la genèse ordinaire est révélée. Les traits sont grossis au maximum pour nous laisser assister à l’absurde de nos comportements et à la non-relation croissante entre les hommes, que ne cesse de dénoncer le cinéma. La rongeuse du groupe a droit à sa réalité cybernétique. C’est par le biais de Facebook qu’elle communique avec le reste du monde, tandis qu’elle est incapable d’être honnête avec ses équipiers, qui ont l’intérêt d’avoir tout de réel.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1656569-2232679.jpg" alt="Mission-G de Hoyt Yeatman" title="Mission-G de Hoyt Yeatman" />
     </div>
     <div>
      Le réalisme visuel du film est remarquable, là où, encore, pour faire coexister humains et animaux virtuels dans le cadre, Hoyt Yeatman détourne des modèles actuels. Jerry Bruckheimer, producteur de cette super-production, mais aussi de <b>Les Experts</b>, fait part d’une belle autodérision puisque <b>Mission-G</b> se sert de la marque visuelle de ces séries qu’il pastiche en mettant en scène des cochons d’Inde. Hormis la mise en espace d’une suraccumulation d’écrans et autres images de type holographique, Yeatman se sert de filtres lumineux qui signent les séries produites par Brukenheimer, et donnent son identité à chacune d’elles. <b>Mission-G</b> reproduit ainsi les tons froids et livides des surfaces des <b>Experts</b>, et exploite la surexposition chaude et glamoureuse des corps des <b>Experts : Miami</b>, pour rendre les cochons d’Inde réels au niveau du rendu du pelage, très travaillé dans la texture et les reflets : dans les effets. Effets dont se rit le film lui-même lorsqu’un des méchants se trouve la chevelure teintée en rouge par une source lumineuse. L’on identifie là la simplicité du « truc » qui sert à l’incorporation visuelle des animaux numériques dans leur environnement, dès lors plus vrais que l’humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1656569-2232684.jpg" alt="Mission-G de Hoyt Yeatman" title="Mission-G de Hoyt Yeatman" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, l’Autre n’est pas l’animal, mais la machine. Seule vraie menace de <b>Mission-G</b> qui fait se mouvoir mixer, batteur à œuf et autres éléments électro-ménagers. Hollywood nous avait depuis longtemps prévenu de la dangerosité de tels appareils (sachant que l’on peut tuer un Gremlin en le mettant dans un four à micro-onde), mais pousse, là encore, la satire jusqu’au bout, en faisant de la simple machine à cappuccino l’élément central de la chute de l’empire humain. <b>Mission-G</b>, dont tout le concept est celui de la production d’effets spéciaux, d’une accumulation d’effets possibles grâce à une technologie numérique des plus performante, s’abyme ainsi dans son propre processus en diabolisant les ustensiles les plus basiques, tels un téléphone ou une machine à laver. Car après tout, c'est du vrai, de notre réalité et sa trivialité que provient le faux.       <br />
       <b>Mission-G</b> profite de cette idée pour mettre en image quelques scènes de cascades avec un cochon d’Inde dans une voiture téléguidée par un enfant. Scène contrebalancée par une course-poursuite où les petites bêtes, cette fois-ci, se trouvent en possession de véritables petits bolides technologiques, mais dont toute la construction artificielle est dénoncée. La course-poursuite entre les agents fédéraux et les animaux se termine dans une gerbe lumineuse créée par des feux d’artifice, le tout accompagné par l’acmé de <span style="font-style:italic">Carmina Burana</span>. Le spectaculaire, poussé à son paroxysme, et ce monstrativement de façon artificielle, n’en donne pas moins une scène visuellement époustouflante et réaliste, d’autant plus lorsque le film est projeté en 3 dimensions - effet visuel soigné sur ce genre d’éléments purement spectaculaires. Car le cadre conventionnel n'est jamais oublié, jusqu’à une longue séquence où les pauvres petites bêtes sont enfermées dans une cage en verre dans une animalerie. Moment propice à la mise en perspective de l’écran, barrière infranchissable, et qui nous préserve de ce monde, où les humains sont bêtes, les animaux parlent et les machines à café nous attaquent.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Mission-G</b> s’avère être un bon blockbuster pour petits et grands, comme on peut les aimer si l’on accepte volontiers d’aller au cinéma pour se divertir, rire, et ne pas s’attendre à sortir de la séance plus intelligent qu’en y entrant. Prétention pour laquelle ne s’engage pas <b>Mission-G</b> (comme beaucoup d’autres films, qu’il faut lire comme on nous les présente !), que l’on aurait donc tort de rebaptiser <b>Mission-G</b><span style="font-style:italic">eek</span>.       <br />
              <br />
       <b>Anaïs Kompf</b>       <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <link>http://www.revue-acme.com/Mission-G-de-Hoyt-Yeatman_a95.html</link>
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   <title>Les dossiers d'Acmé : René Clément</title>
   <pubDate>Thu, 15 Oct 2009 10:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Dans le numéro de l'Avant Scène cinéma datant de mai 1962, René Clément déclarait : "Je ne suis pas sûr (...) qu’une œuvre dont on parle ne soit pas desservie parfois par ceux qui la vantent". Toute la gageure d'un dossier consacré au cinéaste tenait donc à ce fragile équilibre entre la tentation d'un hommage appuyé et la volonté d'en savoir davantage sur l'œuvre d'un artiste à la carrière exemplaire.
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1644053-2213656.jpg" alt="Les dossiers d'Acmé : René Clément" title="Les dossiers d'Acmé : René Clément" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Les relations de René Clément avec la critique sont pour le moins chaotiques. Soutenu par les anciens, raillé par les modernes, il s’est trouvé bien malgré lui au centre d’un débat idéologique et esthétique dont il ressortit affublé d’étiquettes plus péjoratives les unes que les autres. Retombée depuis dans une relative indifférence, son œuvre reste cependant à redécouvrir. Certes, il fut un grand technicien, mais le confiner dans ce rôle serait réducteur tant il excelle dans la direction d’acteur, le cadrage ou l’art du récit. L’ancien étudiant en architecture à l’école des Beaux-Arts fut un artiste complet dont le peu d’œuvres réalisées (16 longs métrages) témoignent de la minutie apportée aux détails de ses créations et éclairent d’un jour nouveau l’appellation de <span style="font-style:italic">« réalisateur de la qualité »</span> dont il fut le porte étendard.       <br />
              <br />
       Tout en gardant une continuité et une récurrence thématiques et plastiques sur 30 ans de carrière, la filmographie de René Clément est une véritable traversée de l’Histoire du cinéma : regarder ses films dans leur chronologie et dans leur progression en apprend tout autant sur l’artiste que sur le contexte cinématographique où il évolua. Et s’il s’adapte aux différentes modes, c’est moins par opportunisme que par éclectisme sincère et goût réel du changement. Touche-à-tout, il demeure à l’écoute du monde et à l’affût des bonnes idées quelle qu’en soit l’origine, populaire ou élitiste, artistique ou technologique, française ou étrangère. Cinéaste de son temps, René Clément est un digne représentant de cette <span style="font-style:italic">« certaine tendance du cinéma »</span> français dont le mérite était de rassembler le public dans sa variété, d’exhiber sa richesse esthétique et de promouvoir un art universel et accessible.       <br />
              <br />
       <span class="u">Sommaire</span>       <br />
       * <b>Au fil de la liberté</b>,<span style="font-style:italic"> Le « petit trou dans une prison » de verre</span> - Anaïs Kompf       <br />
       * <b>Au-delà du romantisme</b>, <span style="font-style:italic">Le Style René Clément</span> - Lydie Quagliarella       <br />
       * <b>Le Talentueux Mr. Clément</b>, <span style="font-style:italic">De Tom Ripley à Plein Soleil</span> - Anouchka Walewyk       <br />
       * <b>La parenthèse enchantée</b>, <span style="font-style:italic">La mécanique bien huilée de René Clément</span> - Danilo Zecevic       <br />
       * <b>Leur monde</b>, <span style="font-style:italic">Souvenirs de Jeux Interdits</span> - Ornella Lantier Delmastro       <br />
       * <b>Les critiques et René Clément</b>, <span style="font-style:italic">L’artiste maudit du cinéma français</span> - Anaïs Kompf       <br />
       * <b>Clément par lui-même</b>, <span style="font-style:italic">Portrait d’un homme en cinéaste</span> - Vincent Baticle       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.revue-acme.com/v/42d341006417fdfe46acc749f7395707940dc9b0" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      ---       <br />
              <br />
       Ce nouveau numéro vous est proposé dans une version interactive qui vous permettra de naviguer, par simple clic, d'un article à un autre :       <br />
              <br />
        ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a style="text-decoration: none;" href="#" onclick="window.open('http://www.revue-acme.com/docs/revue_acme_dossierreneclement_pdf.html','newwindow','directories=no,location=no,menubar=no,resizable=yes,status=no,toolbar=no')"><font color="#573206"><b>Consulter le pdf interactif (34 Mo)</b></font></a>
<br><br>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
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   <link>http://www.revue-acme.com/Les-dossiers-d-Acme-Rene-Clement_a94.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Funny People de Judd Apatow</title>
   <pubDate>Mon, 12 Oct 2009 10:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Propulsé nouveau roi de la comédie américaine, Judd Apatow contredit en partie ce statut. Premièrement car son dernier film en tant que réalisateur, Funny People, n'est pas constitué que d'une avalanche de gags mais se veut aussi une réflexion sur l'art du comique doublé d'un mélodrame doux amer. Deuxièmement car Funny People se situe qualitativement quelque peu en deça de ses précédents films.
      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1637221-2203601.jpg" alt="Funny People de Judd Apatow" title="Funny People de Judd Apatow" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Funny People</b> confirme ce que laissaient présager <b>40 ans toujours puceau</b> et surtout <b>En cloque mode d’emploi </b>: que Judd Apatow aime la comédie lorsqu’elle se fait chronique, qu’elle se développe sur le long terme (<b>En cloque… </b>suivait un couple durant 9 mois de grossesse et <b>Funny People</b> dure près de 2h30) et qu’elle brasse une quantité de personnages secondaires. Contrairement à l’efficacité immédiate des œuvres d’Apatow-producteur (<b>La Légende de Ron Burgundy, Supergrave, Pineapple Express</b>), Apatow-réalisateur ne cherche pas à se couper de la réalité pour créer un univers alternatif ouvert à toutes les outrances, mais simplement à exorciser par le rire un quotidien pas toujours heureux. Au point que <b>Funny People</b> finisse par ressembler aux chroniques douces-amères de James L. Brooks (par exemple <b>Spanglish</b>, déjà avec Adam Sandler, à mi-chemin entre la sitcom et <b>Mirage de la vie</b> de Sirk), d’ailleurs sans plus réussir que celui-ci à établir une relation dynamique et productive entre ses différentes aspirations.       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1637221-2203602.jpg" alt="Funny People de Judd Apatow" title="Funny People de Judd Apatow" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Le point de départ de <b>Funny People</b>, le drame un comique à succès confronté à l’imminence de sa propre mort et à la médiocrité de son existence, évoque <b>That’s Life</b> de Blake Edwards (pas vraiment une comédie non plus) qui décrivait l’appréhension d’une star de la chanson (Julie Andrews) attendant les résultats d’un important examen médical. Différentes pistes narratives se superposent alors (le comique se lie d’amitié avec un jeune auteur, tente de reconquérir sa femme, abandonne le cinéma pour retrouver les joies du spectacle de stand-up) mais restent plutôt hétérogènes. Alors que la réussite narratives d’<b>En cloque…</b> consistait à entremêler les intrigues et les personnages, à faire régulièrement basculer le sérieux dans la pure comédie, <b>Funny People</b> a un rythme plan-plan qui juxtapose des séquences (par ailleurs parfois très amusantes individuellement) sans parvenir à décoller.        <br />
       Une marque de cette faiblesse est visible dans le traitement des personnages secondaires qui constituent habituellement le fort des œuvres produites ou réalisées par Apatow (les collègues de Steve Carrell dans <b>40 ans…</b> ou de Will Ferrell dans <b>Ron Burgundy</b>, les colocataires dégénérés de <b>En cloque…</b>), alors qu’ici Jason Schwartzman et Jonah Hill apparaissent sous exploités, même si Eric Bana s’avère très drôle. Si l’amitié masculine restant au cœur du cinéma d’Apatow (le dernier plan de <b>Funny People</b> fait écho à la fin de <b>Pineapple Express</b>), le duo Adam Sandler / Seth Rogen apparaît également déséquilibré à l’avantage du premier qui, après deux films à l’humour particulièrement outrancier (l’immense <b>Rien que pour vos cheveux</b> et <b>Histoires enchantées</b>) parvient admirablement à exprimer le désenchantement de son personnage.        <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1637221-2203603.jpg" alt="Funny People de Judd Apatow" title="Funny People de Judd Apatow" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>Funny People</b> est un film sur le souvenir et les remises en question. Bien sûr, Apatow en profite pour faire le point sur la comédie américaine actuelle : il réunit plusieurs de ses acteurs fétiches, élargit encore un peu sa famille de cinéma (Bana et Schwartzman), parodie le genre au travers des extraits des faux films tournés par George Simmons (l’homme-sirène, le bébé à tête d’adulte comme dans le mauvais <b>Little Man</b> des frères Wayans), fait un détour sur un plateau de série télé et surtout nous plonge dans l’univers du stand-up, révélant la face sombre de ces rois du gags (dont l’humour graveleux masque par exemple la frustration sexuelle).       <br />
       Le film ne constitue pas pour autant la synthèse de la forme d’expression la plus inventive et audacieuse du cinéma américain contemporain (<b>Tonnerre sous les tropiques</b> de Ben Stiller, avec ses comédiens devenant fous au contact de la réalité était par exemple autrement plus offensive et pertinente), mais un bel hommage à certains de ses artisans. <b>Funny People</b> débute ainsi par plusieurs vidéos issues du début de la carrière de Sandler et, plus loin, c’est Leslie Mann (compagne d’Apatow dans la vie et ex de Sandler dans le film) qui joue en compagnie de ses deux filles et a le droit à ses images rétrospectives. En intégrant la vie privée de ses acteurs à sa fiction, Apatow parvient souvent à nous faire rire mais ne nous émeut pas autant qu’on l’aurait voulu.       <br />
              <br />
       <b>Sylvain Angiboust</b>       <br />
              <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>(Funny People, Extrait)</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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   <title>La Lignée, de Del Toro et Hogan</title>
   <pubDate>Wed, 07 Oct 2009 21:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Kompf</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Evénements]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Réalisateur, entre autre, de Hellboy, Blade 2 et du Labyrinthe de Pan, Guillermo Del Toro fait incursion en littérature fantastique en s’associant avec un auteur de thrillers, Chuck Hogan. Pour le premier tome de leur collaboration, les auteurs de La Lignée posent les jalons d’une trilogie qui oppose déjà l’humanité contre sa pire engeance : le vampire.
       <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1629435-2191794.jpg" alt="La Lignée, de Del Toro et Hogan" title="La Lignée, de Del Toro et Hogan" />
     </div>
     <div>
              <br />
       Refusant tout manichéisme, Guillermo Del Toro et Chuck Hogan poussent l’animalité vampirique à son paroxysme. A côté du <b>Dracula</b> de Brahm Stocker, pour le moins civilisé, loin des vampires végétariens de <b>Twilight</b>, qui nous montre que toute entité peut progresser vers sa propre humanité, Del Toro et Hogan brossent un portrait des plus macabre, répugnant, voire terrifiant d’une espèce qui provient de l’homme. Faisant table rase des mythes, de l’ail, des crucifix et autres objets bénis, <b>La Lignée</b> raconte l’horreur que représente l’humanité pour elle-même, à l’aube du XXIème siècle. Pour ce faire, ce livre tend son apocalypse sur le tissu des souvenirs du 11 septembre 2001, mais avant cela, sur ceux de la Seconde Guerre mondiale et ses camps d’extermination, qui deviennent comme un simple <span style="font-style:italic">« signe avant-coureur d’un événement funeste » </span>.       <br />
              <br />
       Cet événement funeste est celui de la propagation de ce qui est vécu comme une épidémie, dont le virus investit les corps qui ne demandent alors qu’à en contaminer d’autres. La vampirisation promet de gagner l’ensemble de notre planète, et, en ces temps de grippe A, il est réconfortant de lire que des héros existent encore, et que l’on peut compter sur une fine équipe constituée d’un survivant des camps d’extermination, d’un médecin en instance de divorce, et d’un dératiseur, pour sauver notre humanité.       <br />
              <br />
       Les vampires ne sont qu’une bande de rats, des animaux que l’on traque. Mais la dévampirisation ne suffit pas à sauver l’humanité, <b>La Lignée</b> nous montrant qu’atteindre et corrompre la population est chose aisée, les hommes étant, de nature, condamnés par leurs vices, leur égocentrisme, et leur cupidité. Malgré cela, Del Toro et Hogan font de cette fin du monde un moyen de cohésion. Et c’est face à l’adversité que l’homme se révèle en tant qu’être humain. Il faut éprouver la perte d’un autre, la perte d’un monde, la mort pour réagir et se reconstruire, nous disent les auteurs de <b>La Lignée.</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1629435-2191795.jpg" alt="La Lignée, de Del Toro et Hogan" title="La Lignée, de Del Toro et Hogan" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <b>La Lignée</b> est scénarisé comme tout bon sujet hollywoodien de base de ces dernières années : une catastrophe technologique (accessoirement, un avion qui ne répond plus), une énigme médicale à résoudre (dont le prosaïsme de la terminologie fait merveille) et une réalité particulièrement morbide, qui fait à peine contraste avec l’entrée du fantastique. Mais c’est vraisemblablement là le mal de ce roman qui ne dépasse pas la barrière de notre réalité, habitués que nous sommes de ces récits effroyables, et dont toute l’atmosphère malsaine, tout le côté gore, manquent aux mots de Del Toro et Hogan. Avec des personnages consciencieusement construits, des références bien documentées, une typographie bien étudiée, et une narration bien dirigée, l’on ne peut qu’attendre de Del Toro qu’il fasse surgir ses vampires au cinéma, là où déjà il nous en a donné un bref aperçu, puisque la publicité du livre y fut projetée (au moment de sa sortie le 17.09.2009), mettant en scènes quelques furtifs plans de ces créatures particulièrement répugnantes.  Ainsi, il est à déplorer que la seule « bande annonce » du roman promette à la lecture ce qu’elle ne peut réaliser : faire sortir nos cauchemars de leur placard.       <br />
              <br />
       En ces temps de crise, même l’industrie cinématographique se doit de rogner sur les budgets. Ecrire un livre coutant bien moins cher que réaliser un film, Del Toro donne l’impression de s’être rendu à la logique économique. Il n’empêche que les amateurs des créations de ce réalisateur apprécieront sûrement de retrouver l’univers de Del Toro dont il manque pourtant tout l’imaginaire. L’on se rend compte, à la lecture de <b>La Lignée</b>, qu’il est essentiellement construit sur des points visuels, propres au cinéma. Et que ce réalisateur, également scénariste de pratiquement toutes ses réalisations, filme sûrement mieux <span style="font-style:italic">« L’animal effrayé par la nuit qui se cache en chacun de nous »</span> qu’il ne le conte.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Anaïs Kompf</b>       <br />
               <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1629435-2191796.jpg" alt="La Lignée, de Del Toro et Hogan" title="La Lignée, de Del Toro et Hogan" />
     </div>
     <div>
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Imagine plutôt un homme en cape noire avec de longues canines et un accent bizarre, répondit Setrakian en se tournant vers son interlocuteur. Maintenant, enlève la cape et les canines. Et aussi le drôle d’accent. En fait, enlève tout ce qu’il peut y avoir de drôle. »</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
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  </item>

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   <title>The September Issue</title>
   <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 01:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Vincent BATICLE</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques cinéma]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Pour quelqu’un dont le contact avec le milieu de la mode se résume à l'achat de vêtements dans les grandes surfaces, un documentaire consacré au numéro de septembre de l’édition américaine de Vogue était a priori très loin de susciter un quelconque intérêt. Et pourtant…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1592846-2136249.jpg" alt="The September Issue" title="The September Issue" />
     </div>
     <div>
      Plus qu’un véritable film sur le monde de la mode, <b>The September Issue</b> est avant tout un documentaire sur le monde de l’édition. A travers le parcours des différentes éditrices, on découvre tout le travail de création qui se cache derrière chacune des quelques 800 pages du magazine Vogue : choix des thématiques et des tenues, séances photos, travail de mise en page… Difficile toutefois de faire la distinction entre mode et édition tant les deux univers apparaissent ici étroitement liés. Pour les professionnels comme pour les amateurs, l’édition de rentrée de Vogue constitue l’ouvrage de référence (comme l’explique l’une des protagonistes du film <span style="font-style:italic">« Septembre c’est Janvier pour la mode, c’est là que tout recommence »</span>). Le magazine est le véritable métronome de la haute-couture. Il ne relaie pas les tendances, il les crée. Etre <span style="font-style:italic">in</span> c’est être dans Vogue.       <br />
              <br />
       Plus surprenant encore, le pouvoir que détient le magazine est concentré entre les mains d’une petite femme de soixante ans à la coupe de cheveux discutable, Anna Wintour. Main de fer dans un gant haute-couture, la rédactrice en chef impose son avis tranché (c’est le moins qu’on puisse dire…) sur chacune des étapes du travail. Avec ses assistantes comme avec les couturiers de renom, elle ne fait guère dans la diplomatie… Ainsi lorsque Jean-Paul Gaultier s’excuse tout sourire que rien ne soit véritablement prêt, elle lui fait froidement remarquer qu’il en est toujours ainsi ! Etre <span style="font-style:italic">out</span>, c’est déplaire à Anna Wintour.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1592846-2159097.jpg" alt="The September Issue" title="The September Issue" />
     </div>
     <div>
      Le grand talent – ainsi que, sans doute, la perversion – du film de R.J. Cutler est de rendre passionnant un univers profondément futile et par définition superficiel. Le film est encadré par deux extraits d’entretiens avec Anna Wintour expliquant avec une troublante sincérité comment sa famille ne prend guère au sérieux son travail et répondant aux critiques adressées à l’église dont elle est la grande prêtresse (<span style="font-style:italic">« Porter un jean de créateur ne fait pas de vous une mauvaise personne »</span>, la précision était indispensable !). <b>The September Issue</b> livre finalement une histoire humaine, principalement portée par l’opposition entre la cruelle Anna et l’idéaliste Grace. On se prend alors à compatir avec cette dernière lorsque son travail est retouché (voire totalement rejeté) par la redoutable rédactrice en chef, ou à sourire des stratagèmes dont elle sait user pour protéger ses idées.       <br />
              <br />
       Mais Anna Wintour est de ces personnages que l’on aime justement parce qu’ils nous offrent volontiers la possibilité de les détester. Consciente de son rôle (sans doute à tous les sens du terme), elle sait que la gestion d’un magazine tel que Vogue exige de savoir faire des choix avec une certaine fermeté. Le statut qu’elle a su lui donner - comprenant par exemple avant tout le monde l’impact des stars - témoigne de son talent et légitime (du moins en partie) son attitude. Sa dureté ne l’empêche d’ailleurs pas de savoir être juste et de reconnaître le talent de ses collaboratrices… Anna Wintour servit de modèle au personnage interprété par Meryl Streep dans <b>Le Diable s’habille en Prada</b>, mais une femme qui supporte ardemment Roger Federer et qui, lorsqu’on lui demande ce qu’elle souhaiterait améliorer chez elle, répond <span style="font-style:italic">« mon revers »</span> ne peut pas être foncièrement mauvaise…       <br />
              <br />
       <b>Vincent BATICLE</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1592846-2159831.jpg" alt="The September Issue" title="The September Issue" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
</description>
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   <link>http://www.revue-acme.com/The-September-Issue_a90.html</link>
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   <title>My Fair Hepburn</title>
   <pubDate>Thu, 17 Sep 2009 09:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anaïs Kompf</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le coin du zappeur]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 
Eternelle Lady, la Dame Hepburn aurait soufflé ses 80 bougies cette année si le sort en avait voulu ainsi. Pour rendre hommage à « l’icône glamour », disparue il y a de cela 16 ans, les éditions Paramount cultivent la mémoire de la défunte star en rééditant ses plus grands succès en DVD.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1591356-2134075.jpg" alt="My Fair Hepburn" title="My Fair Hepburn" />
     </div>
     <div>
      <b>Vacances romaines</b> (1953), <b>Sabrina</b> (1953), <b>Guerre et Paix</b> (1955), <b>Drôle de frimousse</b> (1956), <b>Diamants sur canapé</b> (1960), <b>Deux têtes folles</b> (1962), <b>My Fair Lady</b> (1963), sept petits bijoux  grâce auxquels Audrey Hepburn construisit son mythe. Jouant toujours sur deux registres, elle y distille la drôlerie de son faciès mutin auquel l’élégance de l’actrice donne ses marques de noblesse. D’un vilain petit canard, Audrey Hepburn donne un superbe cygne et les personnages qu’elle incarne s’extraient de leur condition à force de rêveries. Audrey Hepburn, ou une princesse qui parcourt les voies romaines sur un Vespa (<b>Vacances romaines</b>) ; une voleuse de poules qui petit-déjeune au champagne (<b>Diamants sur canapé</b>) ; une petite libraire habillée en Givenchy (<b>Drôle de frimousse</b>). Plus que des vies, ce sont des destins qu’incarne l’actrice. Film après film, Audrey Hepburn présente le portrait multifacette d’une Cendrillon des Temps Modernes, touchée, à chaque fois, par l’aura de fées appelées Gregory Peck, Humphrey Bogart, Mel Ferrer et Henry Fonda, Fred Astaire, George Peppard, William Holden, ou encore Rex Harrison. Face à ces noms illustres, l’étoile Hepburn tient la mesure dans des productions construites sur ces couples tels qu’Hollywood savait alors les faire briller. Il faut voir le corps androgyne de la belle se blottir entre les mains de ses différents partenaires. Natacha valser dans les bras du Prince Andrei sous le luxe des lustres des palais russes, ou la jeune Sabrina dans la demeure Larrabee de Long Island, entre ceux d’un Bogart au firmament de sa carrière. D’un pas léger, elle virevolte auprès de ses prétendants avec aisance, se laissant paradoxalement plutôt difficilement approcher, tant l’inconstance de sa jeunesse laisse la gente masculine perplexe. Audrey Hepburn incarne des jeunes femmes insaisissables, menteuses pour certains, tandis que d’autres en apprécient l’impulsivité passionnée. Paul, l’écrivain en mal d’inspiration de <b>Diamants sur canapé</b>, trouve ainsi les mots justes pour décrire sa mystérieuse voisine : <span style="font-style:italic">« C’était une fille adorable, une fille terrifiée. Elle vivait seule avec un chat sans nom. ». </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1591356-2134076.jpg" alt="My Fair Hepburn" title="My Fair Hepburn" />
     </div>
     <div>
      Si Madame Hepburn joua aux côtés des plus grands, c’est sous la férule de quelques-uns des plus brillants cinéastes hollywoodiens qu’elle se prêta aux lumières des studios et à l’œil de la caméra. Grâce à  William Wyler, Billy Wilder, King Vidor, Stanley Donen, Blake Edwards, Richard Quine et George Cukor, elle nous légua quelques performances inaltérables : de grands yeux curieux tantôt cachés sous un large chapeau, tantôt à découvert au-dessus d’une grosse paire de lunettes noires (<b>Diamants sur canapé</b>) ; les savoureuses leçons de diction du Professeur Higgins (<b>My Fair Lady</b>) ; celles invraisemblables de cuisine à quelques pas seulement de la Tour Eiffel (<b>Sabrina</b>), là où l’on peut voir la demoiselle apprendre à casser des œufs, maîtriser le geste technique qui marque toute la feinte évolution d’une femme qui reste, malgré tout, la même petite fille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Femme-enfant, Audrey Hepburn reste l’archétype du personnage tragique, dont l’esprit volontaire ne couvre que des faiblesses toutes humaines. Refusant la moindre attache dans <b>Diamants sur Canapé</b>, elle préserve le souvenir nostalgique d’un sang, d’une terre, d’une nation dans <b>Guerre et Paix</b>. A chaque fois, l’esprit aussi ingénu que contestataire cède devant les assauts de la vie, dans des films qui nous réservent quelques perles d’invention : il faut revoir <b>Guerre et Paix</b> pour estimer les déplacements de la conscience d’une multitude aux états d’âme d’un particulier comme seul King Vidor a su les filmer, et s’installer devant <b>Diamant sur Canapé</b> pour apprécier le jeu de Mickey Rooney qui, sous les traits de Mr. Yunioshi, interprète un personnage dont le caractère loufoque résume les exubérances des créations de Blake Edwards. Ces deux films, construits sur la rigueur pour l’un et le délire pour l’autre, contrastent délicieusement avec toute la grâce, l’élégance et la fougueuse retenue de l’actrice principale qui donne un ton mi-emphatique mi-acidulé à toute composition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1591356-2134083.jpg" alt="My Fair Hepburn" title="My Fair Hepburn" />
     </div>
     <div>
      Alors qu’un remake de <b>My Fair Lady</b> est en cours de préparation (à l’horizon 2010), profitons de ces quelques temps de quiétude, pour revisiter ces morceaux choisis d’une filmographie, avant que nous soit imposée une autre image sur celle néanmoins irremplaçable de la grande Hepburn. Gageons sur la pâleur des prétendantes à la succession (on parle de Keira Knightley ou Scarlett Johansson) qui ne pourront que se battre contre un moulin à vent. Celui d’une défunte de 80 ans, dont l’aura n’a pas pris une ride.       <br />
              <br />
       <b>Anaïs Kompf</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
]]>
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   <link>http://www.revue-acme.com/My-Fair-Hepburn_a89.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Acmé Numéro 3 est disponible !</title>
   <pubDate>Tue, 15 Sep 2009 12:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Revue Acmé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Revue numérique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1586900-2127783.jpg" alt="Acmé Numéro 3 est disponible !" title="Acmé Numéro 3 est disponible !" />
     </div>
     <div>
      <b>Le nouveau numéro d'Acmé est disponible !</b>       <br />
              <br />
       Nouveau numéro, nouvelle formule... Afin d'être toujours plus réactifs, nous vous proposons désormais les chroniques d'actualité indépendamment du dossier thématique.       <br />
              <br />
       Pour ce troisième numéro, nous avons eu le plaisir de rencontrer Mélanie Laurent, Diane Kruger et Eli Roth à l'occasion de la sortie d'<b>Inglorious Basterds</b>. Le film de Quentin Tarantino fut aussi l'occasion de revenir sur les dernières productions hollywoodiennes mettant en scène la Seconde Guerre Mondiale. Nous nous sommes également intéressés aux films d'animations, nombreux à sortir cette été, ainsi qu'à un metteur en scène trop rare, John Sayles. Côté dvd, nous avons testé pour vous la version longue des <b>Trois Royaumes</b> ainsi que deux films mettant en scène deux légendes d'Hollywood, Gary Cooper (<b>Ames à la mer</b>) et James Stewart (<b>Le port des passions</b>).       <br />
              <br />
       Bonne lecture !       <br />
              <br />
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       Le sommaire complet :       <br />
       - <b>Les mondes perdus de l’animation</b> (<span style="font-style:italic">Coraline</span>, <span style="font-style:italic">L’Âge de glace 3 : le temps des dinosaures</span>, <span style="font-style:italic">Là-haut</span>, <span style="font-style:italic">Numéro 9</span>), Anaïs Kompf       <br />
       - <b>Aucun compromis possible. Entretiens croisés avec Diane Kruger, Mélanie Laurent et Eli Roth</b> (<span style="font-style:italic">Inglorious Basterds</span>), Ana Otasevic       <br />
       - <b>Il était une fois la Seconde Guerre Mondiale</b> (<span style="font-style:italic">Walkyrie</span>, <span style="font-style:italic">Miracle à Santa Anna</span>, <span style="font-style:italic">Les       <br />
       Insurgés</span>, <span style="font-style:italic">Inglorious Basterds</span>), Danilo Zecevic       <br />
       - <b>Les auréoles ombragées</b> (<span style="font-style:italic">Âmes à la mer</span>, <span style="font-style:italic">Le Port des Passions</span>), Olivier Legrain       <br />
       - <b>Les Arts de la guerre</b> (<span style="font-style:italic">Les Trois royaumes</span>), Sylvain Angiboust       <br />
       - <b>Du bon port de la moustache</b> (<span style="font-style:italic">Dillinger</span>, <span style="font-style:italic">Public Enemies</span>), Eric Nuevo       <br />
       - <b>L’image ou la mort</b> (<span style="font-style:italic">Frost/Nixon, l’heure de vérité</span>, <span style="font-style:italic">Silver city</span>), Vincent Baticle       <br />
       - <b>Billet d’humeur : Jusqu’au bout du rêve</b>, Pierre Borion       <br />
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       Ce nouveau numéro vous est proposé dans une version interactive qui vous permettra de naviguer, par simple clic, d'un article à un autre :       <br />
       
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.revue-acme.com/photo/1586900-2154925.jpg" alt="Acmé Numéro 3 est disponible !" title="Acmé Numéro 3 est disponible !" />
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      <a style="text-decoration: none;" href="#" onclick="window.open('http://www.revue-acme.com/docs/revue_acme_numero3_pdf.html','newwindow','directories=no,location=no,menubar=no,resizable=yes,status=no,toolbar=no')"><font color="#573206"><b>Consulter le pdf interactif (44 Mo)</b></font></a>
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     </div>
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     <div style="position: relative;">La revue numérique Acme s'intéresse au cinéma aussi bien sous l'angle des actualités, que de dossiers thématiques et des rapports qu'entretient la cinéphilie avec les autres arts.</div>
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