"La naissance des Nuits blanches a mille causes. C'était à l'un des moments les plus difficiles de la production italienne. Nous avions l'intention de faire un film, mais qui ne soit pas une très grosse chose, qu'on puisse raconter dans un laps de temps assez réduit, un film qui soit réaliste, comme je voulais, mais qui donne en même temps la possibilité de circuler un peu dans le rêve. On a beaucoup cherché parmi tous les écrivains du monde. C'est Emilio Cecchi qui nous a suggéré Les Nuits blanches de Dostoïevski. Moi, je dois dire, je suis attaché à cette histoire - très grande dans Dostoïevski, petite dans mon film - je m'y suis attaché justement pour cette possibilité qu'elle offre d'évasion de la réalité, pour ce contraste entre le réveil, où toutes les choses sont désagréables, et ces trois heures de nuit passées avec cette fille qui devient un peu un rêve, quelque chose d'irréel, de presque impossible. C'est cela, c'est ce jeu qui m'attirait."