Parmi les adaptations littéraires au cinéma, le roman russe est très certainement l’une des sources d’inspiration parmi les plus fécondes et intarissables. La volonté de porter à l’écran les auteurs de cette littérature devenue classique est aussi ancienne que le cinéma. On ne compte plus les différentes versions de Guerre et paix, les personnifications de Raskolnikov, les figurants morts sur les champs de bataille qui s’étendent à perte de vue.
Cinéastes de tous horizons, de toutes périodes, s’essayent à la reconstruction et à la transposition des oeuvres originelles. Officiant dans le cadre du cinéma populaire ou indépendant, muet, classique ou contemporain, leurs nationalités sont diverses (le russe Sergei Bondartchouk, l’américain King Vidor, l’italien Riccardo Freda, le japonais Akira Kurosawa ou le français Claude Autant-Lara, pour citer quelques exemples parmi tant d’autres) mais tous s’évertuent d’un commun effort à transcrire l’universalité de ces écrits aux moeurs tellement russes.