Revenu d’entre les morts, teigneux, brutal et sans remords, Parker entend se venger de sa femme et de son associé qui l’ont trahi lors d’une affaire. Désireux de récupérer sa part du butin, le cambrioleur se heurte à l’organisation du crime mais n’en démords pas, n’évite pas la confrontation direct et poursuit son objectif avec rage et obstination. Si l’histoire est connue, c’est que Comme une fleur (The Hunter) a déjà été adaptée au cinéma par John Boorman (Le Point de non retour) et Brian Helgeland (Payback), Parker revêtant les traits de Lee Marvin et Mel Gibson. Ici traduit par Tonino Benacquista, Westlake a dressé le portrait d’un franc-tireur du crime, l’artisan isolé usant de sa force et de son intelligence débarrassées d’état d’âme pour s’opposer à la machinerie corporatiste. Parker est un anti-héros américain par excellence – il est à la fois le petit fermier faisant face au grand propriétaire terrien et un individualiste subversif qui agit dans un but purement destructeur comme s’il désirait que le monde se pare du caractère chaotique de son esprit.