Trop hâtif dans son traitement de l’histoire et des personnages, Harry Potter et l’Ordre du Phénix pêchait par la faiblesse de son scénario. Confiée à Michael Goldenberg (Contact, Peter Pan) l’adaptation du roman-pivot de la saga faisait l’effet d’une simple mise en images de ses meilleurs passages. Si l’idée de coller au plus proche du roman demeurait envisageable avec les deux premiers opus, la taille conséquente du cinquième volume (le plus imposant de la saga) nécessitait une véritable ré-appropriation de l’histoire. Or Goldenberg avait totalement échoué sur ce point. Harry Potter et le prince de Sang-Mêlé bénéficie du retour de Steve Kloves, scénariste des quatre premiers volets. Grâce à d’intelligentes coupes, le film gagne en légèreté et compréhension sans pour autant jamais perdre de vue la trame narrative globale et la logique de progression du roman. Certains éléments essentiels éliminés seront d’ailleurs sans doute réintroduits dans l’adaptation en deux parties du dernier opus. Seule erreur notable, la véritable nature du professeur Snape (le toujours excellent Alan Rickman) ne fait pas véritablement mystère…