Edito N°1


Edito N°1

A l’heure d’abondantes lectures sur le cinéma, périodiques ou pas, de qualité et d’autre, imprimées ou numériques, les informations et les analyses pertinentes sont noyées dans la masse. Ni pavé scientifique pour initiés, ni pamphlet populiste pour internautes égarés, Acme ne prétend ni révolutionner, ni surpasser, le déjà existant mais se positionne comme un modérateur vulgarisant les pensées trop alambiquées au profit d’un plus grand confort du lecteur, n'omettant de mettre en valeur ni les idées les plus simples ni les plus paillardes si elles avèrent leur justesse. La revue entend s’inscrire dans une continuité et être un passeur entre une presse papier en crise et un média virtuel qui ne s’est pas encore affirmé. Il ne s’agit pas de clamer la supériorité d’un support sur un autre, encore moins, d’un cinéma sur un autre, mais de rassembler le plus possible.

Consacrer un dossier à un cinéaste comme Robert Zemeckis lors du premier numéro n’est pas fortuit. Cet ancien collaborateur de Steven Spielberg est un coutumier des avancées technologiques du cinéma mais n’en oublie pour autant ni son héritage ni la nécessité d’inventer des formes originales adaptées aux paysages nouveaux. Chez lui, la subversion des débuts a laissé place aux observations historiques et esthétiques. Qu'à cela ne tienne, ses films – toujours aussi distrayants – se parent désormais d'une aura d'introspection et de réflexion.

En rendant hommage au cartoon et à la dramaturgie classique, tout en clignant de l’œil vers un film représentatif de Zemeckis et de son état d’esprit, la revue ne nie pas son caractère « bâtard ». Elle redonne sa place à des cinémas de moins en moins marginaux comme l’animation et se positionne à mi-chemin d’une publication en kiosque et d’un site Internet réactif mais s’accorde le temps du recul avant de s’exprimer sur des sujets d’actualité choisis moins pour leur réputation que pour leur qualité. Acme se veut un lieu d’expression à la fois irrévérencieux et flamboyant, analytique et instinctif, d’autre fois maladroit et pataud, mais toujours sincère et passionné dans son approche.



Le Roman russe au cinéma


John Milius

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© Revue Acmé – Février 2011
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